Ça commence mardi
soir avec un petit dîner home - thon à la provençale semoule et vin chilien - en présence de charmants hôtes, j’ai nommé la
fidèle danseuse géographe Thaís et le non moins sémillant Raphael de
passage, parenthèse dans sa vie d’exilé à São Paulo. Discussion sur la vie,
l’amour, la mort, la folie du quotidien dans les mégalopoles, les paroles des
chansons sertaneja - musique folk tradoche et rurale des gauchos du coin
- et l’ouverture d’une Fnac à Goiânia !
On enchaîne mercredi
soir sur sortie au Manjericão - ça veut dire basilic et c’est
vrai que ça fleure bon dans la cour - avec au menu des pizzas végétariennes et
végétaliennes... Le patron, prof de yoga pendant 30 ans et
reconverti dans la restauration sans chair animale, s’appelle Shiva et
fraternise gentiment avec petits et grands. Notre escorte, des habitués du
lieu, parle français. Céline et Fabio, couple franco-brésilien, profs de philo,
et leur fils Anselme. Je les ai rencontrés pile une semaine en amont à
l’Alliance française lors d’une interminable attente de la représentante de
l’ambassade de France à Brasília. Le courant est passé, la sauce a vite pris et
je les vois déjà pour la 4ème fois en 8 jours, sans lapin, avec du
concret qui découle de l’engageant « appelons-nous et revoyons-nous
vite » rarement honoré par l'autochtone ! Ils ont convié Laurent, un Suisse importé qui entend lancer
un négoce de vins et sa femme, Marina, cogérante brésilienne de la pâtisserie/salon de
thé/brasserie au kilo belge le Kramik, à l’humour décapant et décalé. Un
régal d’aubergine, tofu et autres conversations enjouées, en étoile et en coq à
l’âne.
Samedi, visite entre
le goûter et l’apéro à Dougy et Manuela, son allemande de compagne et à Jonas,
leur fils tout neuf sorti du four il y a un mois. Gâteau à l'ananas, échanges sur la parentalité,
le niveau de sérieux et de compétence de la gente médicale locale, la grève des
étudiants et le cinéma de David Lynch. Plus on les voit, plus la simplicité
s’impose et la complicité se tisse.
Dimanche, excursion
dans le Cerrado pour honorer une nouvelle généreuse invitation de Dimas
dans sa chácara
- maison de campagne - à une quarantaine de km. On quitte la ville, ses bruits, ses odeurs pour retrouver
les grands espaces et les vaches blanches type indien. Churrasco, farofa et manioc bouilli, le tout couronné par un gâteau à la noix de coco. José,
Lucyana et Heloísa - noms de code : Zé, Lu & Za - sont là, déjeuner à
la campagne et sieste dans les hamacs, un peu comme en famille…
Et si on tenait le bon bout ?...
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