vendredi 29 avril 2011

O gambá

Pas besoin d’être musicologue pour sentir l’ascendance africaine du gambá.

Dixit les gens du coin : au 18è siècle, les rythmes des esclaves ont remonté l’Amazone, été acclimatés par les Amérindiens, puis se sont enracinés dans le métissage des ribeirinhos.

Mestre Bebé est un vieillard aux yeux de nouveau-né, qui parle de sa musique comme d’un fruit frais. On a eu droit à une représentation privée, même s’il y avait quelques enfants qui s’arrêtaient, en passant, pour regarder autant les spectateurs que les musiciens.

Le lendemain, ils s’embarquaient avec tout leur barda pour jouer au Théâtre Amazonas, à Manaus, plus de 100 ans après Caruso. La classe, quand même.

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